Dans le Doubs

Carnet de route de Vincent.

Participants : 4 motos et 8 personnes :
DANIEL et CHANTAL, CHRISTOPHE et CATHY, SARA et FABRICE, CELINE et VINCENT.

1er jour :

La première sortie « week-end » du MCR se présente bien. A 9H moins 10, tout le monde est devant le Païou. Le ciel est radieux  et les sourires affichés montrent que l’on a tous envie de se mettre en selle au plus vite. GAAZZZ !! Vers de nouvelles aventures du MCR !!

1ère, seconde …………5 ème puis tout le monde se cale dans les vitesses légales sur la 83. Pour rompre la monotonie de la conduite sur la 4 voies, on se serre les coudes sur le bitume tout en pensant à ce beau week-end qui se profile à l’horizon.

Altkirch ! Après une heure de route, c’est la délivrance pour certains !! A nous les départementales !! Comme la sortie se déroulera au rythme des ravitos carburants, pauses cafés et pipi,  c’est tout naturellement que nous faisons un arrêt  à Ferrette. En terrasse au soleil, les pulls sont vites rangés au fond des valises.

Direction Lucelle. Maintenant Exit les gros axes fréquentés et en avant vers la Suisse par le chemin des écoliers. Là, on attaque vraiment les hostilités sur cette petite départementale qui nous permet d’enrouler tranquille, avec en bonus de beaux paysages à se mettre dans les yeux par la corniche du Jura.

Retour en France : le pont sur le Doubs marque la frontière et nous décidons de marquer la pause apéro coté euros. Allez, comme il y a un peu de gazon et un banc c’est cool on s’installe pour le pique-nique. Les participants ont pris leurs repères dans ce  « week-end », ce qui fait que la balade est sur de bons rails. Pas le temps de somnoler au pied des motos car il nous reste encore quelques bons virages à négocier pour la corniche de Goumois, la montée au col de la Vierge et la descente vers La Chaux de Fonds pour un arrêt ravitaillement.

On laisse la ville : notre itinéraire bis sur les hauteurs est bien plus agréable que la nationale et la vue sur le berceau de l’horlogerie aussi ! Ben tiens, en parlant d’heure, le petit noir s’impose. C’est au bout du plan d’eau à Villers-le-Lac que nous baissons les béquilles. Accueil Motards bienvenus.

Mon ami le GPS annonce 80 km avant le gîte. La proposition de faire un arrêt shopping de produits régionaux à Morteau est validé par tout le monde. Miam miam. Nos saucisses calées, de petites routes en petites routes traversant des villages endormis par ce jour férié, nous arrivons aux gorges de Nouailles : on monte le massif sur une route joueuse au milieu des pierres, puis au sommet, on a une vue imprenable sur la Loue.

Mouthier-Haute-Pierre arrive trop tôt…. On serait bien resté dans les virolos ! Il reste 7 km. Je rassure ma passagère qui commence à accuser le coup au niveau des fessiers. Oups ! Mauvaise route « FAITES DEMI-TOUR ». Je me disais bien qu’une soucoupe volante et un éléphant rose, c’était bizarre au milieu de ce village. Il faut tout de même traverser la fête foraine pour les derniers tours de roues.

On slalome encore un peu sur une route étroite et parsemée de bouses pour arriver au gîte de la ferme du Rondeau. 18H30. Super on y est… Un sanglier semble reconnaître quelqu’un. Buffalo ? Nous mettons nos montures à l’abri dans la grange avec de la paille fraiche. Après un choix rapide, tout le monde prend ses quartiers dans les chambres, ce qui signifie la fin de la première journée en ce qui concerne la moto. 19h30 : tout le monde à faim ! Les effluves de la cuisine sont divines…
APEROOO !!!!

01
Autour des différents breuvages qui se trouvent sur la table les conversations s’enchaînent. Visiblement tout le monde a bien aimé cette première journée, ce qui nous permet de lever nos verres à la santé du moto-club (une petite pensée pour ceux qui sont restés à la maison !). Chacun fait son choix de menu. Le sanglier, le chevreaux rôti, les fromages maison… La cuisine est issue de la ferme. Le repas est comme annoncé : un régal.
Les paupières sont lourdes et le ventre bien tendu. Allez dodo, demain y a moto.

2ème jour :

9h : tout le monde est sur le pont pour le p’tit dèj. La nuit a été calme même si dans le chalet voisin quelqu’un a scié du bois toute la nuit pour se fabriquer une échelle… Allez, un brin de toilette, préparation des motos, un petit coup d’œil sur le parcours d’aujourd’hui et dans le ciel. Les combis de pluie resteront rangées. C’est gris mais ça va le faire.
10h : Gaazzz ! Eeuuh doucement, il y a encore les bouses… Mon GPS nous ramène doucement vers la civilisation à travers la pampa par les routes communales.

Contents de retrouver du bitume plus accueillant, on avale les 15 km de nationale de Valdahon à Fuans. Là,  le cirque de la Consolation est un prélude à ce que le road book nous réserve pour le reste de la journée : des virages, des courbes  et des épingles. Un poème.

On accélère dans la vallée du Dessoubre : itinéraire très roulant le long de la rivière. Le convoi bien homogène et fluide continue comme cela sa route jusqu’à St. Hippolyte. Passage à l’abreuvoir pour les motos et les équipages. On s’installe en terrasse dans le lot des motards de tous les coins d’Europe. Dany en profite pour laisser de la pub pour le GPR.

On continue ? Ok pour modifier le raod book car le temps le permet, et on se retrouve à nouveau à longer le Doubs jusqu’à St. Ursanne. C’est dans cette jolie cité médiévale suisse que nous mangeons nos sandwichs préparés par la ferme du Rondeau.

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On repart pour monter sur La Croix. Gaaazzz 15%, 20% magnifique !

Retour en France à Lucelle via Develier : la boucle est bouclée. Arrêt café au même bistrot ouvert un jour férié dans le bled de Ferrette.

15h30. On va encore enrouler un peu avant de rentrer. Direction Masevaux via Altkirch et on tourne sur la route Joffre, avec nos chars à l’assaut du Grand ballon ! Dany prend les devants dans la montée qui donne le tournis à Chantal sur la Deauville. Le la est donné !!!  On enroule grave dans le coin !! Et tous dans le même élan… On se régale !! Et ça continu jusqu’à Munster, ça le fait tip top !!

Cette fois-ci  notre virée Franche Comtoise touche à sa fin à l’entrée de Sélestat. Arrêt des moteurs à 18H30 devant le Païou, avec une moyenne de  630 km aux compteurs. On se saluent chaleureusement après la photos de groupe qui devient celle du départ car on avait zappé le truc.

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Merci  pour votre participation et surtout la bonne humeur de tous.
A bientôt et bonnes routes…

Scènes coupées : « FAITES DEMI-TOUR » ; une crotte de chien douanier ; des gendarmes allongés ; quelques gouttes ; une prune ; un chemin ; Tintin reporter ; trop de courbes ; une peau de bête…

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